Histoires de vêtements
Quand mes enfants étaient petits, pour leur anniversaire, j'avais écrit une histoire (''Histoire de Dents'') que j'avais ensuite convertie en livre illustré. Quelques années plus tard, j'ai écrit un poème qui leur était aussi dédié en grande partie et qui me permettait de regrouper des anecdotes à thème commun et que j'avais cette fois intitulé ''Histoires de cheveux''.
Au cours des dernières semaines, un autre thème semblable s'est manifesté à répétition dans le tangible, assez souvent pour en faire une synchronicité qu'il me fut difficile d'ignorer: le linge !!! Comme toute collectioneuse qui se respecte (j'ai encore du linge de mes années du secondaire), qui aime se déguiser pour l'Halloween, qui se délecte des ''hands-me-down'' de tante Cécile (au point où il me faut souvent ajouter un bagage enregistré au retour) et qui doit porter différents styles selon l'archétype du moment (psychiatre décontractée tantôt artiste, tantôt coureuse, tantôt conférencière) et mère de trois enfants actifs en plus, on peut imaginer les amoncellements de vêtements un peu partout dans ma maison !
Bref, ce mois-ci, et la dernière semaine en particulier, semble avoir représenté la semaine à thème ''vêtements'': dans le garage alors que je cherchais un semblant de rideau, ceux retrouvés (les miens, que je cherchais depuis mon dernier déménagement il y a 3 ans et pensais avoir perdus à jamais, dont une veste norvégienne en laine de ma tante et d'une boutique, Dale of Norway, qui existe depuis 1879), ainsi que les désuets des gars et que je procrastinais à trier, ceux que je dois ségréguer avant de les laver (le linge pâle ne doit pas être mélangé avec le foncé, le délicat est à part des linges à vaisselle ou serviette etc), ensuite, ceux que j'étends (de mon fils, de Bibi), ceux qui prennent de la place sur la causeuse depuis plus d'une semaine car c'est trop émotionnel depuis que j'ai vidé la commoode pour que mon fils l'utilise (et dans lequel j'avais retrouvé des vêtements à peine portés et achetés il y a 5 ans lorsque la situation ''deux maisons'' s'avéra un échec lamentable et surtout tragique, jardin de deuils cruels et injustes, et enfin, ceux qu'Andreas me demanda de commanderm style alternatif auquel je suis peu habituée mais que j'accueille car je crois en l'humain qui ose être lui-même, même si cela veut dire passer par des phases d'exploration de style. Et dans ce cas-ci, le ton à la fois rebelle et bizarre a quelque chose de délicat et époustouflant en même temps. Même enfant, il lui arrivait de trouver des combinaisons de vêtements absolument saisissantes et dont l'harmonie synergisant avec l'audace me remplissait d'émerveillement et d'admiration.
Je reviens sur la veste scandinave que Cécile m'offrit. Je l'adore. Les rubans fleuris, ma couleur préférée... Le seul hic est qu'elle pique... Si je la porte sur un col roulé, en général, ça va. Mais avec ses rubans brodés, ses petits boutons hémisphériques, elle a quelque chose de si magique que je me sens soudain d'une culture scandinave quand je la porte. Faut pas le penser trop fort, mais j'ai presque hâte à l'hiver pour tomber sur l'occasion de la porter ! Elle m'a tellement manqué...
Est-ce que certains vêtements vont font un tel effet ? Rassurez-vous, je ne vais pas faire de ''danse de la neige'' pour qu'il se mette soudainement à faire un froid arctique. En attendant, je vais porter les t-shirts de mes fils que je n'ai pas pu me résoudre à donner (deux gros sacs étaient déjà pleins et sont en direction une amie).
Eh oui, figurez-vous donc que ce que mon grand portait à 12 ans me fait (comme le polo saumon sur la photo... Ok, je vous aide car je viens d'éliminer une réponse à la question quiz).
Se départir totalement de tout est comme une amputation de l'âme... en cette période anniversaire, les histoires d'un peu tout (de rires, de larmes, d'inquiétudes, d'espoirs) s'empilent pour culminer en les 16 ans de mon beau Andreas aujourd'hui... Il n'a pas reçu les morceaux comme je l'avais espéré pour souligner la journée de son arrivée qui bouleversa ma vie comme un tremblement de terre mêlé à une chorale céleste. Je suis sûre qu'il entrerait encore dans certains des t-shirts. Mais ils sont sans doute trop colorés à son goût du moment. Au contraire de tes goûts alimentaires (ton souhait de gâteau aux carottes fut le même qu'à tes six ans), ton style vestimentaire connaît des mutations. C'est pas grave. J'en fais déjà usage pour minimiser la stagnation des énergies d'objets négligés.
Et c'est tellement réconfortant de voir que je rentre encore dans leur étreinte... 💞💞💞
Et bonne fête mon grand. Merci d'être né et d'être dans ma vie ! Tu ne cesses de m'étonner... Et merci de nous avoir laissé te chanter ''c'est à ton tour'', en français en plus ;)





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