L'enchantement qui sort du cadre
L'histoire s'écrit chaque jour, malgré soi. Même s'il est trop tôt pour la dire, la raconter, la chanter ou la lire. L'histoire s'écrit, souffle par souffle, dans le silence du rêve et la rencontre des blessures oubliées et des espoirs, enfin entendus, par le coeur.
Une pause de quatre semaines, la plus longue en 3 ans. Mais c'était pas une pause de l'enchantement ou du sacré. Et c'était pas prévu de même. Je croyais sauter une semaine, tout au plus... et me voilà un mois plus tard. C'est comme si j'avais été paralysée par une surdose d'enchantement. Ne sachant plus comment l'attraper, le tenir, le contenir. Comme ces boules de mercure mythiques s'échappant d'un thermomètre cassé, apparemment...
Parce que l'enchantement, le divin, le sublime n'étaient plus cofinés dans ma maison. Il me surprenait dans un pays nouveau, puis dans la familiarité étrangère de Montréal revisité après tant d'années, ou chez une personne à la fois connue et exotique.
L'enchantement provient parfois de ce qui dormait en nous et soudain se réveille, s'échappe et nous échappe. On se sent alors happé. Par un brin de folie, par une euphorie, par une incrédulité grande comme l'Australie.
Et malgré tout le débordement de l'âme, je suis en panne. En panne de production, de création, d'expression artistique tangible et concrète. Parce que l'enchantement semble s'être échappé du cadre... Et l'art qui se voit, se présente, se performe dans une exposition, eh bien il doit être contenu...
J'aimerais dire l'Irlande, la garder en moi, cet endroit sacré, mystique oû les ruines s'intègrent si bien au présent, avec la verdure qui les accueille, les enlace... comme les baisers de mon Anam Cara sur les paupières baignées par la mémoire des traumas passés.
Dans cette pause estivale nécessaire, il y a eu des moments formidables à Toronto, puis 8 jours et demi en Irlande, ce pays que je considère comme une extension de ma nature profonde de par son mélange de facettes méditative et festive, son hospitalité, sa poésie... Je m'y suis sentie chez moi, réalisant que l'héritage de mes ancêtres est sans doute plus irlandais au niveau des valeurs que français, même si j'ai grandi dans la langue de Molière.
Et cette foutue panne... Il faut juste comme la regarder. En défaire les noeuds, un par un. Sortir mes trucs et voir quelle processus alchimique entre ''junk'' et cossins pour l'accumulation desquels je suis notoire va prendre place dans ma maison, La Maison des Enchantements, dans ou hors cadre...
Tranquillement, la joie de créer revient, après une semaine... Fiou. Le temps de me remettre du décalage horaire, de l'émotion, de la joie inattendue de retrouver un de mes fistons chéris pour une fin de semaine après plus d'un mois d'absence. Lui aussi semblait (enfin, alléluia !) enveloppé du calme qui me baigne, pour mon plus grand bonheur. Et encore davantage. Les surprises, les synchronicités et autres révélations. L'alignement, enfin. Oui. Tout cela meuble le coeur à merveille.
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| Lors de ma vacance québécoise, au chalet de mon amie Caroline. |
Je retrouve mon blog avec délice. Il m'avait manqué. Même des choses que l'on affectionne, il faut savoir prendre une pause. Ce fut le cas aussi pour le podcast avec Christopher. Ce fut une sage idée finalement. Pour se recharger et éviter de verser dans l'automatisme. Je veux continuer de garder mon énergie neuve pour mes projets.
Merci de votre attention et de votre intérêt, depuis plus de trois ans ! Tant que je serai dans cette vaste maison qui m'a appris à me découvrir encore plus dans une riche solitude, je vais continuer d'y partager mes réflexions.
Mais en attendant, au travail ! Les idées de projets affluent, yay !


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